Le musée
De juillet 1942 à la Libération en 1944, la Caserne Dossin a fonctionné à titre de SS-Sammellager pour les Juifs et les Tziganes de Belgique et du nord de la France. A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la caserne revient aux mains de l’Etat belge et fin 1948, l’armée belge y installe son école d’administration des forces armées. Ce centre de formation militaire déménage en 1975 et le bâtiment à l’abandon est réhabilité pour en faire un complexe d’appartements dans les années 80. A la demande de l’association des Déportés Juifs de Belgique, Filles et Fils de la Déportation et du Consistoire Central Israélite de Belgique (CCIB), un espace est réservé pour un musée.
L’Exécutif de la Communauté flamande, la province d’Anvers et la Ville de Malines financent l’acquisition du rez-de-chaussée et des caves de l’aile avant droite de la caserne et en 1996, s’ouvrent les portes du Musée Juif de la Déportation et de la Résistance (MJDR). Le musée accueille environ 35.000 visiteurs par an dont principalement des jeunes de 16 à 18 ans mais aussi de nombreux adultes ce qui n’est pas toujours chose aisée dans un espace limité à 12 salles.
En 2001, à l’initiative de l’ancien Ministre-Président flamand, Patrick Dewaele, émerge un plan visant à augmenter la superficie du musée. Le 22 juin 2001, le Gouvernement flamand approuve le concept de base qui doit mener à la construction du nouveau musée Kazerne Dossin. Mémorial, Musée et Centre de Documentation sur l’Holocauste et les Droits de l’Homme.
En novembre 2010, débutent les travaux du nouveau complexe qui sera érigé en face de l’ancienne caserne. L’infrastructure du nouveau musée permettra d’accueillir non seulement l’exposition permanente mais également des expositions temporaires. Son ouverture est prévue en juillet 2012.
La localisation de Kazerne Dossin. Mémorial, Musée et Centre de Documentation sur l’Holocauste et les Droits de l’Homme est particulière. Le musée est en effet situé sur les lieux-mêmes où les faits historiques se sont produits et témoigne de la tragédie vécue par les Juifs et les Tziganes pendant la Deuxième Guerre mondiale. La vocation première de Kazerne Dossin est d’être un musée historique mais également un outil pédagogique, un mémorial et un signal contre l’oubli.


